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lundi 6 octobre 2008

Une discussion entre amis


Ce petit croquis, pris sur le vif, est une fois de plus l'illus-tration de l'excep-tionnel talent de dessinateur de Jean Launois.
Quelques traits de plume, et nous voici plongés dans une scène où l'on voit trois amis debout en pleine causerie !
C'est durant son voyage en Indochine que Launois a perfectionné cette technique. "Dans les dessins ... rapportés du Tonkin et du Laos ... le trait gagne en souplesse, l'ordonnance générale en liberté ; on sent que l'artiste est maître de son métier." (Jean Alazard in Art et Décoration - mai 1926).
"Bien que contraignante, la plume permet de saisir les scènes de rue, la fugacité des situations ... "(Benoit Decron in L'Indochine de Launois)

vendredi 5 septembre 2008

La Kasba





En 1920, très rapidement après son arrivée à Alger, la vielle ville, la Casbah devint son "terrain de d'observation" favori (Marion Vidal-Bué in Alger et ses peintres.) Prostituées, musiciens, voyous devinrent ses sujets de dessins quotidiens. La vie de Launois à Alger est tellement mêlée, fondue dans la Casbah, que Gabriel Audisio dans son livre Voyage à la Kasba illustré d'ailleurs par Jean Launois, ose "cet accouplement sans syntaxe : Kasba Launois"
Plus loin : " Vingt-cinq an plus tard, je me comprends moi-même. Ce laconisme de "Kasba Launois", ce préssentiment déjà il prétendait dire une identification totale et définitive ; celle qui ferait pour toujours les diverses figures de la Kasba apparaître leur éternité sous la figure de Launois. Déjà, je savais d'instinct, Launois vivant encore à mon coté, que Launois mort, il survivrait dans la Kasba".
Ces compositions tirées de Voyage à la Kasba illustrent à merveille ces propos.
Malgré le procédé de gravure sur cuivre, les compositions gardent toute la fraicheur que l'on connait des aquarelles de Launois

vendredi 29 août 2008

Un dessin


Je ne résiste pas à l'envie de publier ce dessin d'une Mère et de son enfant. Pas une rature, quelques coups de crayon et tout y est. En particulier l'expression des personnages, surtout de l'enfant.
D'ailleurs, Jean Launois excellait à représenter les enfants.
C'est un sujet qui fera l'objet d'un prochain message.

dimanche 24 août 2008

Quelques repères


Né en 1898 aux Sables d’Olonne, Jean Launois s’initie très vite au dessin et à la peinture auprès des peintres Milcendeau et Lepère, amis de la famille.
Passage à l’Académie Julian avant d’être mobilisé pour la Grande Guerre.
En 1920, Jean Launois est admis à la Villa Abd-El-Tif où il se lie avec les peintres Paul-Elie Dubois, Maurice Bouviolle, Etienne Bouchaud…
La même année, il fait la rencontre d’Albert Marquet et de son épouse avec lesquels il fait un premier voyage dans le sud algérien. Ils resteront dès lors très liés.
Sous l’influence de Marquet, Launois adopte un style plus libre et plus coloré.
Il obtient le prix de Gouvernement d’Indochine en 1923 qui lui donne l’occasion de voyager dans ce pays.
Il partage ensuite sa vie entre Paris et Alger, fréquentant à Paris peintres et auteurs tels que Dufy, Pascin, Camoin, Dorgelès et Carco et à Alger les maisons closes dont les prostituées deviennent son sujet de prédilection.
Dans les années 30, sa vie personnelle devient un échec. Il s’enfonce dans l’alcoolisme et sa santé devient précaire. Malgré tout, il est mobilisé au début de la Seconde Guerre Mondiale, mobilisation qui ne dure que quelques mois.
Dernier voyage à Alger, où il meurt seul dans une chambre d’hôtel en novembre 1942 à l’âge de 44 ans.

jeudi 21 août 2008

Présentation


Bienvenue sur ce site dédié à l'oeuvre et à la vie de Jean Launois, peintre encore trop méconnu.
Nous allons, au fil du temps proposer essentiellement des photos de tableaux et de dessins, des extraits de livres et d'articles glanés aux cours de nos recherches et bien entendu les contributions de tous les admirateurs de cet exceptionnel artiste.